Snack content : ces micro-contenus au service du marketing

Par Richard

19/07/2019

Dans un contexte de grande fatigue publicitaire, le snack content est peut-être le salut des marketeurs.

Cette nouvelle forme de marketing de contenu apparaît en effet comme la solution à tous les problèmes.

Plus court, plus interactif, et surtout moins lassant, le snack content s’impose de plus en plus sur le web.

Je vous en apprends plus sur cette nouvelle pratique, et sur la façon de l’utiliser pour votre marketing de contenu.

Le snack content, qu’est-ce que c’est ?

Le snack content consiste à proposer des contenus plus courts aux utilisateurs sur Internet.

Ceci afin de limiter les risques de fatigue publicitaire et de lassitude face à des contenus toujours plus longs.

On peut d’ailleurs aisément en comprendre le concept grâce à son nom, qui évoque l’idée de consommation rapide.

Le snack content fait désormais partie intégrante de nombreuses stratégies de content marketing.

Il est principalement utilisé en BtoC, car les consommateurs sont de plus en plus zappeurs.

Ils on en effet tendance à multiplier les contenus différents, tout en accordant à chacun d’eux une importance toute relative sur la durée.

L’utilisation du snack content en BtoB peut paraître a priori moins pertinente.

Les professionnels ont en effet plutôt tendance à rechercher l’expertise, qui passe par la délivrance d’un maximum d’informations.

Mais on retrouve pourtant de plus en plus de micro-contenus destinés à une cible BtoB.

Tout simplement car les professionnels sont sujets aux mêmes problèmes que les autres.

Des problèmes que le snack content entend bien résoudre.

Pourquoi proposer du snack content ?

Le snack content est apparu pour répondre à une problématique majeure posée par le marketing digital.

Cette problématique, c’est ce qu’on appelle le phénomène d’infobésité.

En gros, il s’agit d’une surabondance de contenus à laquelle sont confrontés les internautes.

Car des milliers de résultats sont disponibles pour chaque requête Google.

Si bien qu’on ne sait très rapidement plus où donner de la tête.

Et à force d’être matraqué de contenus en tout genre, on finit logiquement par s’en lasser.

Par ailleurs, de nombreuses études ont prouvé que le temps de concentration des utilisateurs avait tendance à diminuer.

Un temps de concentration réduit à 8 secondes en moyenne, qui a poussé les marketeurs à adopter la stratégie du snack content.

Les internautes ayant du mal à se concentrer de façon prolongée, leur proposer des micro-contenus est plus adapté à leurs besoins.

Ils peuvent ainsi consommer ces contenus tout au long de la journée, à la manière du snacking alimentaire.

L’explosion des micro-contenus sur les réseaux sociaux

Les réseaux se prêtent à merveille au snack content.

Quel que soit le réseau social, les contenus sont en effet limités en longueur.

Facebook insère par exemple automatiquement une balise “lire la suite” à partir d’un certain nombre de caractères.

De même, Twitter limite les tweets à 280 caractères, et même à 140 avant.

Les images sur Instagram doivent respecter un certain format et certaines dimensions.

Bref, tout est fait pour limiter la taille des contenus proposés sur les réseaux sociaux.

C’est pourquoi le snack content est le format de contenu idéal pour ce type de support.

D’autant plus que les réseaux sociaux sont rarement consultés plusieurs heures d’affilée.

La plupart des gens les consultent plusieurs fois dans la journée, mais pendant peu de temps.

Et quand on sait que le temps global passé sur les réseaux sociaux ne cesse d’augmenter, on comprend que le snack content a de beaux jours devant lui.

Les vidéos, parfait support pour du snack content

Le snack content peut revêtir de multiples formes, mais la vidéo est celle qui s’y prête le plus.

Il est relativement facile de condenser toutes les informations utiles au sein d’une vidéo courte.

Contrairement aux articles de blog par exemple, qui nécessitent une certaine longueur pour être appréciés à la fois des lecteurs et de Google.

La vidéo a l’avantage d’être percutante, et de marquer les esprits beaucoup plus facilement grâce à son côté visuel.

C’est d’ailleurs pour ça que les vidéos qui fonctionnent le plus sur Facebook ne durent pas plus d’une minute.

Mais on peut aussi raccourcir encore plus le format, pour obtenir des vidéos de quelques secondes seulement.

C’est notamment ce que propose Instagram, avec sa fonction Boomerang.

Elle permet de créer ce qu’on appelle des loops, des vidéos de quelques instants qui tournent en boucle.

Le bon vieux gif est également une valeur sûre du snack content.

Il fonctionne sur le même principe que le loop, mais possède un potentiel de viralité beaucoup plus élevé.

Le format cinémagraph s’en rapproche d’ailleurs un petit peu.

À ceci près qu’il s’agit d’une photo animée, donnant l’illusion de regarder une courte vidéo.

On pourrait aussi citer les vidéos en timelapse, c’est-à-dire en ultra-accéléré.

Elles sont idéales pour présenter une évolution dans le temps par exemple.

Le snack content au service du teasing

De plus en plus de marques utilisent le snack content pour faire du teasing marketing.

Vous connaissez forcément les trailers, ces vidéos qui dévoilent une petite partie d’un film à chaque fois.

Ce sont des vidéos courtes, à forte valeur ajoutée, qui donnent un avant-goût d’un événement.

C’est un format qui correspond parfaitement aux nouvelles habitudes de consommation de contenu.

Des marques comme Intermarché se sont d’ailleurs mises au teasing via le snack content.

En distillant ses campagnes de pub au compte-goutte, la marque renforce ainsi l’intérêt des consommateurs pour celles-ci.

Mais attention, les extraits, aussi succincts soient-ils, doivent apporter une réelle valeur ajoutée à l’internaute.

La valeur ajoutée, le nerf de la guerre

Il ne suffit pas de fragmenter les contenus pour les rendre plus attractifs.

Ils doivent être attractifs de base, et présenter un intérêt certain pour celui qui va les visionner.

Et c’est là tout l’enjeu du snack content : apporter de la valeur ajoutée.

Un bon moyen d’améliorer l’expérience utilisateur consiste à afficher le temps de lecture ou de visionnage.

C’est une pratique courante pour les articles de blog, dont le temps de lecture estimé est affiché au début.

Ainsi, le lecteur peut choisir de le lire ou de s’orienter vers un autre contenu.

Le snack content, c’est finalement ce qu’on peut appeler diviser pour mieux régner.

Mais il ne faut jamais oublier qu’un contenu sans intérêt ni pertinence ne sera jamais efficace.

À propos de l'auteur

Ingénieur de formation et web entrepreneur depuis 2013, j'accompagne les entrepreneurs ambitieux à développer un business rentable.

Richard

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